Les actions de promotion de la santé nécessitent de prendre en compte un maximum des déterminants du problème de santé considéré. Cela repose sur une analyse de la situation à trois niveaux :
- Analyse des besoins, le plus souvent objectivés soit par des outils épidémiologiques soit par des enquêtes auprès de professionnels,
- Analyse de la demande des habitants pour améliorer leur santé, au sens global du terme,
- Analyse des ressources disponibles ou mobilisables sur le secteur considéré.
L’action idéale se situe dans la zone d’intersection entre ces trois champs.
Dans une première analyse, cette zone d’intersection peut être extrêmement petite, décideurs/financeurs ayant leur propre vision de la question, les professionnels ayant quant à eux une vision souvent liée au seul état de santé de la population d’autant que ce sont surtout les professionnels de santé qui sont ciblés pour ce genre d’enquête. Les habitants ont, quant à eux, davantage de demandes concernant leur qualité de vie et leur environnement de vie que par rapport aux questions de santé surtout « biomédicale ».
L’intérêt du diagnostic partagé est de créer des temps d’échanges permettant aux trois types d’acteurs cités de réfléchir ensemble, ce qui doit avoir comme résultat d’augmenter la zone d’intersection entre les trois champs et d’optimiser la participation de chacun des acteurs à la cause commune : améliorer la santé des habitants du territoire.





